Dévoilée

La Cambre, Bruxelles / Casino Luxembourg/
Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois
– TROIS C-L
Belgique, Luxembourg

Documentation photographique de l’artiste
Bruno Oliveira sur le travail de Aïda Schweitzer
Crédit photo: ©Bruno Oliveira

2019
Dossier d’admission à La Cambre
Bruno Olivieira


Voi Le sans issue

Dans le contexte de l’art contemporain, cette étude documentaire explore les représentations historiques des femmes et leurs liens complexes avec leur image et les stéréotypes qui en résultent. Elle débute par la mise en avant d’une artiste demeurant initialement invisible, évoluant graduellement vers une forme de nudité artistique en harmonie avec sa création et sa propre identité.
Aïda, rebaptisée Patricia Schweitzer lors de son adoption, est une artiste née en France, mêlant des origines égyptiennes et chaouies. Cependant, elle reste incomplète dans sa connaissance de son histoire, une partie d’elle-même, y compris un lieu dont elle ignore l’existence, demeurant enfouie en son être. Dans ce contexte d’identité fragmentée, elle dévoile progressivement sa vulnérabilité, se déshabillant métaphoriquement pour révéler son essence profonde

Lorsque nous contemplons cette oeuvre

visuelle, un lien avec la dimension religieuse s’établit aisément, évoquant des images bibliques de dévotion envers Dieu, Allah ou toute autre croyance spirituelle. Cette image soulève l’interrogation fondamentale concernant l’existence d’un mystère à révéler
et nous amène à nous questionner sur la nécessité de comprendre et d’accepter les diverses convictions religieuses. Se pose ainsi la question de savoir si le choix de la foi est une décision personnelle ou si elle est imposée.

Dans cette réflexion

la considération de savoir si notre société est submergée par les contraintes religieuses. Il est à noter que chaque individu peut interpréter cette œuvre visuelle à sa propre manière, dévoilant ainsi la richesse et la diversité des perspectives humaines face à la religiosité.

Couvre toi et ne prends pas froid

Polémique

Le voile, sa façon dont il est abordé à travers cette série
de photos pose la question des enjeux d’identité; ce qui est caché est-il suspect ?
Au départ, l’artiste est tête baissée, totalement couverte afin de ne rien dévoiler. L’identité dans l’image perd sa visibilité et laisse la place à une forme sculpturale noire. Derrière ce Niqab qui peut être confondu avec une burqa, il y a eu une réaction disproportionnée autour d’un simple morceau de tissu.
Cette matière suscite un débat souvent réducteur à l’échelle internationale, teinté d’incompréhension, de rejet, de confusion, d’actes de violence mais aussi de peu de compassion. Dans ce contexte, l’artiste s’incline. Cette position peut être interprétée comme un recueillement ou comme une soumission pour certain.e.s.


« Le fantasme « du vautour »

Proposition indécente

Dans cette série, l’artiste pose dans une version « d’imagerie contemporaine » en se mettant en scène. Depuis toujours, la nudité a été abordée et fantasmée dans la représentation du corps. Toutefois, aborder la nudité dans le monde arabe sans heurter est aujourd’hui un exercice difficile et risqué. Il faut faire preuve de précaution lors de prise de position. Dans ces clichés, le corps se dévoile progressivement avec prudence et discernement, et le nu finit par apparaître. L’artiste de dévoile et affirme ses opinions.
ou le client « potentiel » qui lui a proposé un atelier d’artiste en échange de gâteries sexuelles, un endroit de création contre un deal abusif !  Il est profondément préoccupant que des personnes, en particulier des clients potentiels, tentent de tirer profit de la vulnérabilité des artistes en échange de faveurs sexuelles. Ce comportement est inacceptable et doit être dénoncé. Il est important que les artistes puissent exercer leur métier sans subir de pressions ou de harcèlement, qu’importe le genre.
Malheureusement, il est vrai que les femmes sont souvent confrontées à des préjugés et à des stéréotypes de genre qui les relèguent dans des positions de faiblesse et de vulnérabilité. Il est donc essentiel que les artistes soient conscient.e.s de leurs droits et de leur valeur en tant que créateurs-trices. Les artistes doivent être en mesure de fixer des limites claires et de refuser tout traitement injuste ou offensant. Il est également important que la société reconnaisse la contribution des artistes et leur accorde le respect et la reconnaissance qu’ils méritent. Cela peut aider à lutter contre les attitudes et les comportements qui rendent les artistes vulnérables à l’exploitation. Enfin, il est essentiel que les artistes puissent trouver des espaces sûrs et des communautés de soutien pour partager leurs expériences et obtenir de l’aide si nécessaire. Personne ne devrait être contraint de travailler dans
un environnement hostile ou de subir des abus simplement pour pouvoir exercer son métier.

Je ne suis pas ta p…e


Mâle traitée

Dans ce contexte, il est fréquent que les femmes artistes se heurtent à des situations toxiques, usantes et dégradantes pour obtenir une reconnaissance en tant qu’artistes à part entière, plutôt que d’être catégorisées simplement en tant qu’« artistes femmes ». Elles font face à des préjugés et à des stéréotypes qui restreignent leur créativité et leur liberté d’expression. Malgré ces obstacles, les femmes artistes persévèrent dans la création d’œuvres fortes qui contribuent à l’enrichissement de notre culture et de notre société. Il est impératif de soutenir et d’apprécier leur travail, tout en déconstruisant les clichés perpétrés qui entravent leur accès aux opportunités et à la reconnaissance qu’elles méritent

Les larmes de mon corps


La mise en scène dépouillée

concentre toute l’attention sur la tension dramatique
du sujet : À travers ce prisme de l’art contemporain,
la photographie ne fige pas seulement un portrait,
mais documente une vulnérabilité radicale. Elle
interroge la capacité de l’art à archiver l’indicible
et à transformer la douleur intime en une puissante allégorie de la condition humaine face à la mort.

Initialement pensée comme une séance de pose devant l’objectif du photographe Bruno, l’action bascule lorsque l’artiste est submergée par l’irruption soudaine de ses propres souvenirs de deuil. Incapable de contenir ses larmes, elle transforme l’instant de pose en un espace de catharsis brute.


Voulez-vous jouer avec moi ?

En explorant les recoins de son imagination

l’artiste révèle un aspect espiègle de sa personnalité, plongeant joyeusement dans des performances qui détournent avec humour les enjeux sociétaux et leurs contradictions.
Sa joie de vivre, une caractéristique clé de son être, s’entremêle harmonieusement avec sa passion pour les voyages


Performance- Danse contemporaine

Conduite en état d’ivresse

Dans une chorégraphie de mouvements, cet ensemble artistique saisit la beauté des corps et leurs diversités en refusant de se conformer aux normes et aux diktats qui dictent la représentation du corps idéal, s’éloignant ainsi des clichés contemporains. Il remet en question les conventions esthétiques établies. Pour l’artiste, la danse, qu’elle pratique depuis son enfance avec une formation classique, est devenue sa signature personnelle et un moyen d’explorer la relation avec le corps, le transformant en objet plutôt qu’en sujet. Ces photographies reflètent une société où le concept du corps parfait épuise, une mise à l’épreuve où l’acceptation d’être « hors norme » est perçue comme une source de force plutôt que de faiblesse.

Danseur.es, Goerges Maikel & Vera